Les descendants de huguenots français au Cap

Les descendants de huguenots français au Cap

Des paysages à couper le souffle, neuf mois de beau temps par an, du sport à profusion…

Le Cap, en Afrique du Sud, est une ville où il fait bon prendre l’air. Une carte postale qui attire beaucoup de touristes : deux à trois millions chaque année, mais pas seulement.

Certains Français y ont ainsi pris racine depuis quelques décennies. Comme Thomas Rozell, un Breton de Lorient, qui vit au Cap depuis 20 ans et qui tout naturellement a ouvert une crêperie.
Dans son échoppe, tout tourne autour du sarrasin. « Ça a pris un moment, mais aujourd’hui, on vend plus de galettes que de crêpes au Cap », avoue-t-il dans le reportage ci-dessus.

À quelques encablures de son restaurant, partons à présent à Observatory, un faubourg de la banlieue sud de la ville. Frédéric Jacquier, alias DJ Fred Spider, y a monté deux boutiques de fringues et une consacrée aux disques. Et là aussi, la France n’est pas très loin. Des vinyles d’Yves Montand, de Charles Aznavour ou encore de Véronique Sanson trônent dans ses bacs au milieu des artistes internationaux.
Il faut dire qu’avec 3 600 Français vivant au Cap, la culture hexagonale est bien présente.

Le bateau qui amène ses premiers Français, met quatre mois et demi pour venir jusqu’ici et 19 personnes vont mourir au cours de ce voyage.
Stephan Kacedan, propriétaire d’une agence de voyages
Pour comprendre cette présence française, il faut reconstituer un morceau d’histoire avec l’aide de Stephan Kacedan, l’un des vétérans de la communauté francophone. Il est à la tête d’une agence de voyages depuis 31 ans. « Cette côte majestueuse, c’est ça que les Huguenots français, qui sont arrivés au milieu du XVIIᵉ siècle, ont vu« , lance-t-il. Les Huguenots, ce sont ces protestants qui fuient la France, persécutés suite à la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685.
Beaucoup se réfugient alors aux Pays-Bas.

Certains d’entre eux y sont recrutés par la compagnie des Indes Orientales, déjà installée au Cap. « Cape Town est d’une importance vitale pour les compagnies des Indes. C’est le point de passage au milieu de la route qui va vers la route des Indes. Il est très important, dans un voyage qui est très long, d’y faire escale« , explique notre guide.
Au départ, 178 familles huguenotes sont du premier voyage. « Le bateau, à l’époque, qui amène ses premiers Français, met quatre mois et demi pour venir jusqu’ici et 19 personnes vont mourir au cours de ce voyage« , précise-t-il.

Lire la suite
Source : tf1info.fr / Virginie Fauroux
Photographie : Le mémorial aux huguenots de Franschhoek, près du Cap, est dédié à la mémoire des immigrants protestants d’origine française, arrivés en Afrique du Sud au XVIIᵉ siècle. / https://appy-histoire.fr/lafrique-du-sud/

Retour en haut